Notre action débutera concrètement au Sénégal et… en France. Notre premier projet est d’ouvrir trois « cybercases », à Dakar, à Dembakane et à Rouen pour permettre la communication entre les trois lieux. En effet, de nombreux habitants de Dembakane ont migré à Dakar ou en France et la communication entre les migrants et leurs familles est essentielle. Internet la permettra pour un coût sensiblement moins cher que le téléphone , tout en permettant l’envoi de messages écrits ou de documents, la communication orale ou visuelle.

Mais les moyens plus « anciens » de communication comme la radio ne doivent pas être négligés. Il est plus facile aujourd’hui de disposer d’un poste de radio que d’un ordinateur. C’est pourquoi nous voulons aller jusqu’à la création de stations de radio FM et proposer des programmes et des services basés sur l’emploi, les droits et l’éducation à la santé et à l’hygiène, notamment.

Cette radio débutera sous la forme d’une web radio basée à Dakar et prendra la forme d’un GIE (groupement d’intérêt économique) devra créer à terme des emplois et devenir viable économiquement.

Ces premiers projets serviront de base à un modèle de co-développement dans le monde des médias que nous essaierons de répéter dans d’autres lieux en tenant compte des spécificités locales.

La France ne sera pas l’oubliée des projets. En effet, outre les liens qui pourront être réalisés entre le Sud et la France, notamment dans les foyers de travailleurs immigrés, AMSF compte organiser des événements comme des conférences, des débats sur l’information et les médias, des spectacles et soirées culturelles.

Enfin, notre projet dans le champ de la solidarité internationale et sur le mode du co-développement veut abolir les frontières par la communication entre humains de tous pays.

Pour AMSF,
Jean-Luc Chavanieux, président